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Comment agir en cas de canicule au bureau ?
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C’est la période estivale et certains jours, la chaleur devient difficile à supporter au travail. Optimisation des espaces, ventilation, aménagement des horaires… Suivez nos conseils pour faire face aux vagues de chaleurs pour travailler dans les meilleures conditions !
Quel que soit le secteur d’activité, travailler lorsqu’il fait très chaud peut entraîner une dégradation des conditions de travail et augmenter les risques d'accidents. Cela peut engendrer des maux de tête, des crampes et des vertiges pouvant aller jusqu’au coup de chaleur. Il est donc indispensable de s’adapter et prendre les mesures nécessaires afin que vos collaborateurs travaillent dans les meilleures conditions possibles !
Quelles sont les obligations de l’employeur en cas de fortes chaleurs ?
Le décret en Conseil d’Etat n°2025-482 datant du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur, prévoit notamment que les locaux fermés doivent être maintenus à une température adaptée, en tenant compte de l’activité des travailleurs et de l’environnement dans lequel ils évoluent. Lorsque l’activité professionnelle a lieu à l'extérieur, les travailleurs doivent être protégés lors des épisodes de forte chaleur ou de canicule. Pour assurer de bonnes conditions de travail, l’INRS recommande la vigilance si la température atteint en moyenne 28°C pour un travail en extérieur et 30°C pour une activité de bureau.
Quels sont les seuils de vigilance à connaître ?
Selon Météo-France, le seuil de déclenchement de l’alerte canicule varie d’un département à l’autre. Météo-France estime par exemple que la canicule est avérée dans les Deux-Sèvres, lorsque des températures minimales de 35°C le jour et de 20°C la nuit sont observées. Le Nord, lui, sera considéré en canicule lorsque les températures dépasseront 33°C le jour et 18°C la nuit. À Paris, ces seuils sont de 31°C le jour et 21°C la nuit, et de 34°C le jour et 20°C la nuit à Lyon. Ces seuils doivent généralement être atteints ou dépassés pendant au moins trois jours et trois nuits consécutifs.
Préparez-vous en élaborant un plan d’actions
Pour le mettre en place, il est tout d’abord indispensable d’effectuer un audit de vos locaux et de vos conditions de travail. Cela vous permettra de lister les équipements déjà en place pour limiter les hausses de températures et d’identifier quels sont les espaces les plus exposés à la chaleur (postes de travail orientés plein sud, près des fenêtres, etc.). À partir de cet état des lieux, rédigez un plan d’actions adapté à vos besoins et activable rapidement.
5 actions concrètes à mettre en place pour gérer au mieux une vague de chaleur :
- Adaptez l’organisation du travail : selon votre activité professionnelle, modulez les horaires, répartissez différemment les tâches selon leurs pénibilités et multipliez les temps de pause afin de limiter la durée et l'intensité de l'exposition. Certaines activités professionnelles comme les travaux de maçonnerie, de voirie, les activités agricoles ou encore l'entretien paysager permettent de travailler plus tôt le matin pendant les heures les plus fraîches ;
- Modifiez l'agencement des postes de travail afin qu’ils ne soient pas directement exposés au soleil et installez des dispositifs d’isolation ou d’occultation (stores, filtres anti-UV, etc.) ;
- Proposez de l’eau à volonté à vos collaborateurs : distribuez-leur des bouteilles d’eau ou installez des fontaines en libre accès dans les espaces communs. Constituez un stock suffisant afin d’anticiper les besoins. Dans le secteur du BTP notamment, trois litres d'eau potable et fraîche au minimum par jour et par salarié sont nécessaires ;
- Fournissez à chacun de vos collaborateurs des équipements adaptés (gilets rafraichissants, casquettes, brumisateurs, petits ventilateurs à connecter à son ordinateur…) ;
- Privilégiez le télétravail si vos locaux ne permettent pas à vos équipes de rester au frais.
Votre expert-comptable est à vos côtés pour vous rappeler vos obligations d’employeur, en fonction de vos activités et des saisons :
- Évaluer précisément et lister dans le DUERP (Document Unique Evaluation des Risques Professionnels) les risques météorologiques (orage, températures élevées et toutes autres intempéries…) auxquels sont exposés vos salariés dans le cadre de leur fonction : travail en extérieur (Bâtiment, Travaux Publics, Jardinerie …), travail sous serres (travailleurs saisonniers, pépiniéristes, …), travail sur routes (agents de sécurité, chauffeurs, routiers, …) ;
- En fonction des risques relevés propres à l’entreprise : assurer l’organisation de soins d’urgence à donner aux salariés accidentés et malades, ainsi que la fourniture des matériels de premier secours, adaptés aux activités de l’entreprise. Vous pouvez consulter le médecin du travail pour mettre à disposition et adapter les trousses de secours et armoires à pharmacie, renforcer la présence de défibrillateurs, …
- Donner les consignes aux encadrants et former des binômes (dont un des deux sera toujours opérationnel en période de congés) qui auront la responsabilité de déclencher et veiller au bon déploiement des plans d’actions de prévention et d’urgence que vous aurez élaborés et consignés. Vos salariés doivent être formellement informés des plans à suivre.
- Vérifier l’affichage bien visible des numéros d’urgence à appeler (pompiers, SAMU…) ainsi que l’obligation et le bien fondé de salariés formés au secourisme.
- Instruire l’ensemble de vos équipes pour reconnaître certains symptômes (déshydratation, insolations,…) et adopter les gestes recommandés pour les éviter : boire régulièrement, prendre des pauses (local aménagé obligatoire pour les BTP ou aménagement équivalent), utiliser les équipements de protection fournis, … - Ré-évaluer d’une façon quotidienne pour chaque salarié les risques courus, notamment en cas d’alerte vigilance de Météo-France et selon son exposition et sa charge de travail. Apporter une attention particulière aux salariés fragiles (femmes enceintes, travailleurs handicapés, salariés en mi-temps thérapeutiques, …).
Bon à savoir : un salarié peut saisir l’Inspection du Travail ou le CSE (Comité Social Économique) et exercer son droit de retrait s’il estime qu’il est exposé à un danger grave et imminent. (Art. 4131-1 du Code du Travail).
Ces différentes démarches sont indispensables pour préserver le confort et le bien-être au travail de vos salariés ! Et parce que la qualité de vie au travail ne se limite pas à la gestion des fortes chaleurs, nous verrons le mois prochain comment lutter contre la sédentarité au travail !
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